jeudi, septembre 14, 2006

Le Dado nouveau est arrivé

Un vent de changement souffle sur ce blog et je ne sais pas encore si c'est le vent mauvais qui emporte les feuilles mortes. En tous cas, ça doit correspondre au tournant de la saison.

Je vous avais présenté il y a quelques jours le cru 2006. Mais mon oenologue me revenant trop cher, j'ai pris le parti de produire un vin plus rustique.

Quelques explications. Mon style sophistiqué est trop contraignant ; les articles se veulent sérieux ; ça ne rime à rien et ça limite les sujets ; je cherchais à maintenir une unité de ton ; elle devient elle aussi de plus en plus insoutenable ; je réfléchis beaucoup trop sur les articles et ça me prend la tête. En conséquence, trois articles sur quatre ne sont pas publiés pour telle ou telle raison, et mon véritable blog - le fichier Word où j'entasse toutes ces idées à reprendre - est plus hyper-secret encore que celui de John Warsen.

En bref, je me sentais de moins en moins à l'aise avec ce style. Il est devenu un vêtement étriqué.

J'ai donc décidé de ne plus faire d'effort de style, sauf exceptionnellement. Ni d'effort de réflexion. Les idées que je présenterai seront des intuitions - vraies ou fausses, cela n'a pas vraiment d'importance. Je ne laisserai pas reposer les articles quelques jours comme je le faisais précédemment. On trouvera des répétitions et même des photes d'ortographe.

Il se peut que ce changement soit bon, il se peut aussi qu'il soit désastreux. Probablement, il y aura beaucoup plus de déchets et de lie au fond de mon vin. Des idées mal exposées engendreront des malentendus. Jusqu'à quel point je pourrai le tolérer, je ne sais pas encore.

Il y a toujours un intérêt à entreprendre quelque chose, même si c'est pour de très mauvaises raisons. Si l'on considère que j'ai réussi à remplir ici, en un an, quelque chose comme cent cinquante pages d'un style à peu près honnête, c'est au prix d'efforts que je ne peux pas soutenir régulièrement. Cela je l'ai appris grâce à ce blog. Je sais maintenant que je ne suis pas un bon écrivain. Puis-je être un écrivain tout court ? C'est ce que l'avenir me dira.

7 commentaires:

l'écrivaillonnne a dit…

Oui, Dado ! Lâche-toi !!!!!!!!!!!!!!!! Allez, des gros mots, de la déconne, des grose fotes, montre-nous ton côté lumineux de la force !!!
(super, t'arrête pas ! Chuis Contente !)

Dado a dit…

Non en fait, ma discipline Jedi, c'est le coté mou de la force. ;)

Sinon, lol! Quel enthousiasme! :)))

l'écrivaillonnne a dit…

Certes, c'est un peu mon gros défaut, on va dire, je suis un peu trop enthousiaste et spontanée ( c-a-d, en langage civil complètement barrée et légèrement hystérique)...

Jul' a dit…

Pour tout dire, Dado, dernièrement j'ai un peu zappé ton blog. Je commencais les premières lignes d'un article, et ça me calmait direct. Je me disais "nan je lirais ça plus tard, là je suis pas en état de piger ce qu'il dit." :p

Donc je te cache pas que c'est avec un plaisir certain et non dissimulé que je vais prendre un tonneau du Dado nouveau. ;)
Rien que le premier article sur les croyances me donne beaucoup plus envie de lire.

L'intro fait tout de suite sourire, et je suppose qu'on assimile mieux avec un sourire aux lèvres qu'avec les sourcils froncés. :)

Dado a dit…

>> Jul' : "je suppose qu'on assimile mieux avec un sourire aux lèvres qu'avec les sourcils froncés".

Excellente remarque ! :))) J'essaie de m'en souvenir. Il faudrait que je me mette un post-it sur le PC. ;)

sensorie a dit…

Réflexion très prosaïque : j'imagine que si tu étais rétribué pour rédiger tes articles, la question de l'effort à produire - à quoi bon ? - ne se poserait pas !

Dado a dit…

Mwahaha ! Reflexion prosaïque mais ô combien pertinente. En effet, elles ne se poseraient sans doute pas, ou moins, ou pas tout de suite : tout le monde, à partir du moment où elles nourrissent son petit ventrou, croit à ses pitreries dur comme fer.